Erin regardait le paysage défiler à travers la vitre du bus qui la ramenait au centre-ville. Il la déposa à deux pas de chez elle, et un pâté de maison plus loin, elle entrait dans son école, puis se dirigea vers le fablab. Elle y retrouva Phyl au milieu des robots.

— « Erin ! Tu es tôt aujourd’hui !

— Salut Phyl. Comment ça va ?

— Super ! ».

Phyl trépignait d’impatience.

— « Viens ! Un pote de troisième année m’a parlé d’un truc, et je voulais t’en parler, lui dit-il en quittant ses robots et en se dirigeant vers la machine à café.

— Il m’a appris un truc immense ! Que dirais-tu d’avoir l’opportunité d’intégrer une grande école… Et bien, j’ai appris que l’ENISA1 organisait un concours, commença-t-il.

— Oui, une grande école, ça serait cool, mais franchement, je pense pas avoir le niveau pour, répondit Erin.

— Dis pas de bêtises ! Tu es l’une des meilleures de ta promo. Et puis, ce qu’on y fera sera autrement plus intéressant que tout ce que tu pourras faire dans cette petite boite d’informatique.

— Ca, tu n’as pas tord. »

Phyl retourna à son robot. En temps normal, Erin aurait continué à bosser sur l’IA du robot en question, elle avait lu quelque part qu’on pouvait utiliser un algorithme génétique pour produire un réseau de neurones capable de piloter la bête, mais Phyl avait piqué sa curiosité et elle n’arrivait pas à se concentrer sur ces histoires de fitness, de minimum local et autres taux de convergence.

Elle se rendit sur la page de l’ENISA. Il y avait bien une page dédiée au concours, mais même après l’avoir fouillé de fond en comble, elle ne trouva aucun détail sur les épreuves et sur leur école. C’était frustrant.

  1. Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information.