Après un trajet relativement long, le taxi les laissa à l’entré d’un aérodrome militaire. Une vingtaine d’étudiants faisaient la file pour passer le portique de sécurité.

— « Je pensais qu’on serait plus nombreux que ça… On est si peu !? remarqua Phyl.

— Ah mon avis, on n’est pas tous là. Déjà, on est arrivés en train, si c’est le cas pour les autres, leur train n’est peut être pas arrivé à la même heure. Puis si je voulais que mon Académie top secrète le reste, j’éviterai d’attirer l’attention, donc j’éviterais un énorme rassemblement plutôt louche à l’entré d’un aérodrome militaire. Je pense qu’ils nous amène petit à petit pour que ça reste discret.

— Ça se tient, rétorqua une jeune fille rousse qui attendait à côté. Bonjour vous deux, je m’appelle Cerise.

— Bonjour, moi c’est Erin, lui c’est Phyl.

— Je vous ai remarqué, vous êtes arrivés ensemble. Et vous êtes les seuls que j’ai vu à le faire depuis que je suis là. Bon, OK, ça fait pas très longtemps, la file avance vite. Mais les autres étaient tous seuls dans le taxi… Vous venez de la même école ? Moi je viens d’une petite école, où on était pas nombreux à participer au concours. Je suis la seule de l’école à avoir été sélectionnée, je me sens un peu seule ici…

— Oui, on vient de la même école, on était les seuls à tenter le concours mais on a eu la chance d’être tous les deux pris, répondit Erin.

— En tout cas, c’est cool pour vous que vous connaissiez quelqu’un, dit-elle avec un grand sourire. Ça vous stresse pas trop, tous ces mystères et ces clauses de confidentialités ? Moi, ça a tendance à me vriller le cerveau. En tout cas, le dernier test qu’ils faisaient passer, avec le casque et tout, était cool. J’ai hâte de savoir si c’est ce genre de chose que l’on va apprendre à l’Académie… Et puis, bien contente de voir qu’il y a d’autres filles… »

Cerise était une personne très enjouée et surtout très bavarde. Le trajet allait paraître moins long.

On les dirigea vers un avion C130. Ils attendirent encore un peu, puis on ferma les portes, on leur demanda de s’attacher et l’avion décolla.

La discussion tourna vite sur la position l’Académie. En se repérant au soleil, ils savaient qu’ils allaient grosso-modo vers l’est. Puis l’avion commença sa descente. Ils se posèrent dans une autre base militaire et furent escortés jusqu’à un bus.

Après avoir roulé très peu sur de grandes routes, dont les panneaux indicateurs ne lui disaient rien, le bus s’enfonça dans une vallée glacière, entourée de hautes montagnes, dont les routes étaient plus petites.